12.09.2007
Quelle identité pour la gauche ?
En lisant ce matin dans "libé" l'étude publiée par l'organisme de sondage LH2, je me suis dit que la gauche semble traverser une sérieuxe crise d'identité.
Quelle suprise de constater que le bloc sociologique constituant la base éléctorale de note parti affiche et revendique clairement des idées dites de droite sur les themes de la mondialisation, de l'écomonie ou de la maitrise des flux migratoires. Un exemple : seulement 7 % des sympathisants de gauche s'opposent radicalement à la mondialisation économique. Cette nouvelle donne risque encore d'accentuer les clivages au sein de notre parti entre ceux qui prônent l'ancrage à gauche et ceux qui privilégient un rapprochement avec le centre.
Mais la question de la modernisation ou de la rénovation du parti doit elle se poser en terme d'alliance ? Non, je ne le crois pas. C'est sur le terrain des idées qu'il faut avancer et quand le parti aura redéfini ses valeurs on pourra alors traîter la question des alliances.
D'ailleurs , telle a été me semble t-il la démarche de Ségolène Royal durant la campagne des présidentielles. Aussi les résultats de ce sondage légitiment après coup certaines de ses prises de positions jugées alors iconoclastes notamment sur les 35 heures, la sécurité ou l'éducation.
Il importe de mener à bien ce travail de réflexion sur les valeurs si l'on veut devenir à nouveau audible et crédible auprès de notre électorat et en particulier les ouvriers, les employés et les cadres moyens.
C'est pourquoi le prochain débat sur la question des régimes spéciaux sera particulièrement révélateur de l'état d'esprit qui prévaut au sein de notre formation politique. On devrait je crois assister à une belle empoignade entre les tenants de la tradition et les réformistes.
Sur une question de société comme celle-ci, je crois qu'il serait dangeureux de défendre "bec et ongles" ce que beaucoup considèrent comme des privilèges. A n'en pas douter les conditions de travail d'un ouvrier du bâtiment ou d'un routier sont sûrement aussi difficiles que celles d'un cheminot.
Beaucoup de nos concitoyens estiment que les progrès technologiques justifient de moins en moins ces régimes spéciaux. Je crois qu'il est nécessaire sur ce dossier d'avoir une approche pragmatique et de tenir compte de la pénibilité du métier pour déterminer à quel moment ceux qui l'excercent pourront bénificier d'une retraite bien méritée. La prise en compte de l'espérance de vie par profession pourrait aussi constituer un critère objectif. Une chose est sûre : il ne faudra pas opposer les catégories sociales les unes contre les autres.
Je dirai pour conclure qu'être de gauche c'est aussi vouloir porter un regard différent sur la société d'aujourd'hui.
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